Le land art est une forme d’expression directement liée avec l’écologie.
Le travail de l’artiste consiste à intervenir sur l’espace, sur des composantes du paysage ou tout simplement mettre en exergue la nature. Les matériaux utilisés sont naturels (bois, terre, pierre, sable, rochers, fibres végétales…).
Ce sont des œuvres créées dans le respect de la nature et de l’environnement.
L’installation évolue avec le temps. Elle peut être aussi bien pérenne que biodégradable.
L’évolution du mouvement du land art permet l’implantation d’œuvres dans des lieux urbains.
Cette forme d’expression est consensuelle puisqu’elle intéresse autant les amateurs d’art contemporain, les amoureux de la nature et les passionnés du patrimoine.

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Les origines

Aux États-Unis avec Smithson, Oppenheim, Fulton, Christo, De Maria, en Grande-Bretagne, avec Flanangan et Long, et, en Allemagne, avec Mucha et Rinke.
Ces artistes refusent de produire pour les collectionneurs et les marchands qui s’inscrivent dans le circuit d’art traditionnel qu’ils qualifient de monde de la consommation. Ils quittent le cadre contraignant de l’atelier pour travailler à la campagne et en plein désert.
Nécessitant de très grands espaces mais aussi d’importants moyens financiers, c’est un phénomène essentiellement américain.
Certains artistes de la deuxième génération de Land Art, comme Andy Goldsworthy, travaillent souvent avec peu de moyen mais donnent à cet art toute ses lettres de noblesse: la beauté de la Nature dans un prisme introspectif .
Assez proche de l’Art pauvre, les artistes du Land Art sont reconnus à leur début pour leur prise de position radicale et pour leur volonté de créer des oeuvres d’art éphémères installées dans des endroits publics. Ils mettent en valeur la mémoire et le passé intemporel de lieux choisis pour leur caractère sauvage, et ils les marquent par des accumulations de pierres, par des traces dans la neige, par des stries, etc.
Heizer creuse de vastes tranchées dans les plateaux du Nevada, est un pionnier de Land Art; Oppenheim dessine dans la neige des cercles concentriques; Christo explore de son côté, les reliefs montagneux à ses débuts; Smithson, qui crée en 1970 dans le Grand Lac Salé en Utah une jetée de cailloux en spirale. Ils s’appellent les « Earthworkers ».
Les œuvres, ainsi réalisées, s’inscrivent dans la mémoire du lieu. Mais comment conserver une trace de ce travail lorsque celui-ci n’est pas transportable et qu’il est voué à la disparition totale : on parle d’œuvre éphémère ». Le médium photographique en est la preuve documentaire et il participe à la pérennisation de l’œuvre.

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